Stress, anxiété et attaques paniques

Le stress

Le dictionnaire Le Petit Larousse illustré définit le stress comme « un ensemble de perturbations biologiques et psychiques provoquées par une agression quelconque sur un organisme ». En jargon médical, il est défini comme une perturbation de l'homéostasie du corps. La notion de stress a été décrite dans les années 1930 par un chercheur canadien d’origine autrichienne, Hans Selye, comme étant un « syndrome général d'adaptation ».

Les changements déclencheurs des mécanismes d’adaptation sont :
o Les facteurs environnementaux ;
o Les variations émotionnelles : la colère, la douleur, le chagrin ou le plaisir ;
o Les drogues ;
o Les situations pathologiques.

Mécanisme d’action

Lorsqu’une situation stressante se produit, les informations externes nommées stimuli, sont envoyées à l’hypothalamus qui libérera des neurotransmetteurs vers l’hypophyse. L’hypophyse libérera à son tour des hormones contrôlant la synthèse surrénalienne des substances adaptogènes telles que l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol. On nomme ce système le tractus hypothalamo–hypophyso-surrénalien.

La chaîne de réactions impliquées dans le stress est maintenue grâce aux nombreuses substances nommées neurotransmetteurs. Ceux-ci transfèrent les informations à travers les neurones, entre le système nerveux central et tous les organes. Les neurotransmetteurs peuvent être classifiés de la façon suivante :
o Les inducteurs de sensation de bien-être : les endorphines (les opioïdes comme la morphine, l’héroïne, etc.) ; la noradrénaline, la dopamine, l’acétylcholine et la sérotonine, par exemple) ;
o Les inhibiteurs de la douleur et de l'anxiété : les enképhalines, le GABA (acide gamma-amino-butyrique) ;
o Les hormones : la mélatonine et l’ocytocine.
Cela cause des réactions cardiovasculaires, digestives ou métaboliques.
Deux systèmes qui réagissent au stress :
o Le système nerveux : Sa stimulation conduit à une réponse rapide et brutale : la sécrétion d’hormones catécholamines dont l’adrénaline ;
o Le système endocrinien : Il agit plus lentement et sécrète le cortisol et la cortisone.
Le chercheur endocrinologue Hans Selye classifie le stress en trois phases :
o La réaction d'alarme ;
o Le stade de résistance ;
o Le stade d'épuisement.

Stress post-traumatique

De multiples situations peuvent évoluer de cette manière et les causes sont nombreuses. Par exemple:
• Problèmes au travail ;
• Grossesse ;
• Accident ou une maladie grave ;
• Décès d’un proche ou un événement important tel qu’un mariage, une famille nombreuse ou l’infertilité.

On qualifie ces événements de « stress post-traumatique ».

Le stress post-traumatique

De multiples situations peuvent évoluer vers le stress post-traumatique et les causes sont nombreuses. Par exemple:
• Problèmes au travail ;
• Grossesse ;
• Accident ou une maladie grave ;
• Décès d’un proche ou un événement important tel qu’un mariage, une famille nombreuse ou l’infertilité.

On qualifie ces événements de « stress post-traumatique ».

Il y a également d’autres situations sociales qui peuvent conduire à un stress chronique : emploi stressant, problèmes familiaux, mécontentement d’ordre général dont la durée est trop longue pour qu’elle reste sans impact psychologique sur l’individu, etc. Le plus important, c’est de reconnaître les symptômes avant-coureurs ou ceux de la première phase et de prendre les mesures nécessaires avant qu’il ne soit trop tard.

Le stress post-traumatique

Une situation particulière se manifeste dans le cas du stress post-traumatique, quand la personne en cause a été exposée à un événement très violent : le décès d’un proche, un accident très grave, une agression physique ou psychique et même un accouchement, etc. Un état d’hyperactivité végétative permanent s’installe. L’individu continuera à revivre la situation « à froid » encore longtemps après l’événement.

Conséquences :
o Distraction : « Être dans la lune » ;
o Cauchemars fréquents, perturbation du sommeil ;
o Impression continue de revivre une situation antérieure à l’évocation du moindre détail concernant l’événement traumatisant ;
o Dépression profonde et majeure.

Ces symptômes apparaissent aussitôt après l’événement et peuvent durer un minimum d’un mois à une certaine intensité, car la personne doit faire le deuil de l’événement traumatisant. Si les manifestations ne s’améliorent pas après cette période, les conséquences seront graves et l’individu entrera alors au stade d'épuisement. La personne s’écriera « Je n’en peux plus!».

Moyens pour minimiser les ravages du stress.

Il faut être conscient qu’il n’y a aucun produit miracle. Le stress est un processus complexe.
o Toute personne qui en subit, doit tenter de l’éliminer, d’en moduler les causes ou de changer son rythme de vie pour que l’efficacité du produit soit maximale.
o Il faut essayer de se garder en bonne santé en faisant des activités physiques. Le yoga, le tai-chi ainsi que le jogging ont des effets positifs sur les symptômes du stress.
o Le centre d'appréciation de la musique est situé dans l’hémisphère droit du cerveau. En écoutant de la musique, l’activité de l’hémisphère gauche, qui est celui des activités binaires, est envoyée vers celui de la création, soit l’hémisphère droit. La musique aide à stimuler notre façon de penser. Elle a un énorme effet relaxant autant sur notre esprit que sur notre corps.
o Combinée au son, en harmonie et de façon rythmique, la musique est reconnue comme étant tellement bénéfique sur notre psychisme, qu'elle peut même avoir un effet curatif sur notre corps. La science du yoga enseigne que le corps est fait d’énergie pure. En fait, la musique, qu’elle soit vocale ou instrumentale, envoie diverses formes d’énergie et de vibrations dans l’espace. Les gens sont généralement attirés par différents types de musique qui font appel à leurs vibrations intérieures.
o Il faut essayer d’avoir un régime équilibré et ne pas sauter de repas. Quand le corps est en situation de « combat » ou d’ «euphorie », le système digestif se ferme temporairement et l’appétit est supprimé. La libération de l'adrénaline et du cortisol aide à mobiliser les hydrates de carbone et la graisse, afin de recevoir de l'énergie rapidement. Lorsque la situation prend fin, dans son effort pour remplacer les hydrates de carbone et la graisse utilisés, le cortisol reste en place, augmentant ainsi l’appétit. Si le corps ne réagit pas à son instinct de survie, les hormones qui subsistent tendent à créer un besoin artificiel de nourriture. Ce besoin artificiel suscitera une envie irrésistible de manger et de consommer de la mauvaise nourriture ;
o Il faut donc apprendre à se détendre en faisant des exercices de respiration profonde et des exercices physiques pour réduire la tension musculaire.
o Lorsqu’une personne vit un stress grave, quand les muscles sont surmenés, le corps perçoit plusieurs symptômes d'affaiblissement tels que : douleur, raideur et même spasmes musculaires. Plus le stress est élevé, plus l’organisme produit de l’acide lactique, et cet acide s’accumulera dans les muscles en plus de perdre de l'air à l'intérieur du corps. Cela fatigue le corps et démotive l’esprit à demeurer énergique et actif.
o Adopter une vision humoristique de la vie peut ramener le calme dans les situations quotidiennes stressantes. Pour nous aider à garder notre sérénité d'esprit et à penser clairement, il ne faut pas se prendre trop au sérieux ou ne pas rester en mode « alerte » constamment. Durant une période de stress, les glandes surrénales libèrent des corticostéroïdes qui se convertissent en cortisol dans la circulation sanguine. Celui-ci a un effet immunosuppressif. Les docteurs Lee Berk et Stanley Tan de la Faculté de médecine de l'université de Loma Linda en Californie, ont mené des études soigneusement contrôlées, démontrant que le rire abaisse le niveau de sérum cortisol, augmente la quantité et l'activité des lymphocytes-T qui sont des cellules « tueuses » naturelles. Le rire augmente également le nombre de cellules-T qui renferment des récepteurs répressifs.
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